La Jaupitre veut développer la pratique des Sports Athlétiques
Bretons sur l'Ille-et-Vilaine d'où ils ont quasiment disparus depuis
plus de 15 ans...
La
Force Athlétique veut mieux faire connaître sa pratique
sportive et sa spécificité par rapport à l'haltérophilie et au body building
pour gagner de nouveaux pratiquants...
Tag - Jeux de force
11 février 2010
La Jaupitre et Force Breizh, la Force Athlétique en Bretagne, s'allient pour mieux se faire connaître
Par La Jaupitre le 11 février 2010, - L'actu de l'asso
14 mars 2009
Les jeux de force à l'honneur dans le dernier numéro de ArMen
Par La Jaupitre le 14 mars 2009, - L'actu de l'asso
Le n. 169 (2009) d'ArMen
propose, sous la plume de Thierry Jigourel, un article
intitulé :
Les jeux de force, entre société rurale et lien social
Long article
extrêmement documenté et illustré, il retrace l'histoire de ces jeux :
leur ancrage dans une société où la force humaine est primordiale, aux temps où
la mécanisation ne s'était pas encore imposée ; leur évolution vers la
"sportivisation", qui accompagne, en bonne logique, celle de toutes les
activités physiques au long du 20è siècle ; une mort lente... annoncée, si
l'on ne retrouve pas, autour de ces jeux, ce qui en faisait la qualité
essentielle : la vie sociale, au sein de laquelle ils se pratiquaient
"naturellement". Aussi naturellement que de chanter, de danser, de conter, de
manger, de boire... Ecoutez ce que racontait Manu Kerjean,
quand il évoquait les festoù-noz de sa jeunesse qui avaient lieu au village,
dans une ferme ou sous un hangar : "En général, il y avait cinq ou six
couples, chanteur et répondeur. D'habitude, on chantait d'abord fisel. Et quand
on avait chanté fisel : butun (tabac) pour chanter fañch. On n'était pas
les meilleurs pour chanter le fañch, parce qu'on avait déjà gagné le tabac pour
le fisel, donc, c'était un peu normal. Après le chant, tabac pour danser le
fisel. Il y avait plus de danseurs que de chanteurs ! Quand c'était jugé
pour les trois couches, on faisait kan a-boz : un a un dans les coins de
la maison, parce qu'on lançait ça bien, à pleine voix, ah oui, jusqu'à faire
trembler la maison !
Après, alors, il y avait le bazh-youd, avec un coq à gagner, sinon
c'était du tabac. Et enfin une danse ou deux et puis on rentrait à la
maison."
Manu Kerjean ramenait à son père le tabac gagné au fest-noz. Un jour il
présente quatre morceaux de tabac : un pour danser fisel, un pour chanter
à danser, un pour chanter a-boz... "Et le dernier ?" interroge la mère. "Pour
avoir tiré le bazh-youd", répond le jeune champion. (ce témoignage est tiré
de : Musique bretonne,
n. 205 (novembre-décembre 2008), p. 38-39)
1 décembre 2007
Les longues veillées d'hiver sont là...
Par La Jaupitre le 1 décembre 2007, - L' offre d'animation
C'est maitenant que les jeux
bretons d'intérieur (jeux de veillées, jeux de cafés, jeux
d'après-repas...) trouvent leur place ! A découvrir...
4 juin 2007
Le lever de l’essieu de charrette ou An ahel karr
Par La Jaupitre le 4 juin 2007, - L' offre de location de jeux
Encore un
"exercice" de force pure qui tire son origine des défis que se lançaient les
paysans venus au bourg faire faire un travail par le charron et qui devaient
faire la queue. Car le charron était très sollicité et il y avait du monde à la
forge…Quoi de plus simple que de se défier : à qui soulèverait la plus
lourde enclume, à qui lèverait le plus possible l’essieu le plus lourd, etc….
Du « divertissement » au «geste sportif », il y a eu un long
cheminement qui a conduit à voir apparaître cette « pratique » parmi
celles introduites dans la fête plus païenne qui suivait le Pardon (le
Adpardon, en général le lendemain du Pardon), et au cours de laquelle on
renouait avec les défis anciens, sous une forme plus normée et plus
« clochemerlesque ». Dans le Trégor existe une modalité
particulière : « an ahel karr giz Bro Dreger ». Le lever ne se fait
pas à deux bras mais avec un seul : une technique très spéciale qui
demande, en plus de la force pure, l’équilibre d’une prise et d’un
« jeté » spécifiques. Reste-t-il encore des connaisseurs de cette
technique, il faudrait s’en assurer… Aujourd'hui ce jeu est devenu l'une des
disciplines spectaculaires des "Sports Athlétiques Bretons", codifiés par la
Fédération Nationale des Sports Athlétiques Bretons (FNSAB). Dans ce cadre, il
se pratique avec un essieu de 46,5 à 47,5 Kg qu’il faut lever le plus grand
nombre de fois possible dans le temps maximum de 3 minutes.
Le Tire à la corde ou chech fun
Par La Jaupitre le 4 juin 2007, - L' offre de location de jeux
Beaucoup de jeux traditionnels ont une
origine rurale. En voici un qui semble bien correspondre à une activité de bord
de mer : il est pourtant attesté loin à l'intérieur des terres ! Très
pratiqué dans ce pays de défis qu'est la Bretagne, il permettait à chaque
communauté (village, paroisse, pays, classe d'âge...) de défendre âprement ses
"couleurs", sa bannière. Il était le point d'orgue des grands rassemblements
villageois, notamment à la fin des moissons. Mais, comme beaucoup de jeux
traditionnels, le tire à la corde est universel. Les Suisses sont de grands
champions de cette discipline : elle y est enseignée dans les
établissements scolaires !
Nous proposons l'orthographe "tire" pour ce jeu afin de le différencier du "tir" avec une arme (fusil, pistolet, arc...). En effet, il s'agit du geste de "tirer" avec ses bras sur un accessoire et non celui de propulser un objet par un moyen mécanique: cette différence fondamentale nous paraît mériter une distinction.
Le Court-bâton ou Bazh-yod
Par La Jaupitre le 4 juin 2007, - L' offre de location de jeux
On prétend que les bretons avaient une prédilection pour les jeux de bâton. Ce jeu-ci, qui se retrouve sous diverses formes en Bretagne, tire probablement son origine de la corvée de préparation de la bouillie qui nécessitait l'utilisation de ces "baz-yod" ou "bâton à bouillie". En Haute-Bretagne, il s'agissait des bâtons servant au transport des sacs de blé. La manie de se défier pour mesurer sa force a fait le reste...!
Le Monte-Boule
Par La Jaupitre le 4 juin 2007, - L' offre de location de jeux
Il existe très peu de références
historiques concernant l'origine de ce jeu (du moins à notre connaissance,
modeste...). Il aurait pu être inventé avec l'usage des grandes charrettes à
foin qui, lorsqu'elles n'étaient plus attelées au cheval, pouvaient se trouver
dans cette position qui offre une pente à 45°…: pure supposition. Il semble
avoir été pratiqué en Ille-et-Vilaine et Morbihan.
Sa conception fait penser à un jeu apparu assez récemment, avec la tendance de "l’après-guerre" à "récupérer" des jeux anciens pour en faire des "jeux de kermesse". C'est du moins dans ce type de manifestation qu'on en trouve encore le témoignage : Telhouët en Paimpont, Saint-Colombier en Morbihan.
Le Lever de la perche - Gwernian ar berchenn
Par La Jaupitre le 4 juin 2007, - L' offre de location de jeux
Cet "exercice" de force pure tire son
origine du lever de la grande bannière paroissiale par leur porteur au départ
de la procession du Pardon ou du salut résultant de la rencontre de deux
bannières. C'était aussi le geste de travail des tanneurs lorsqu'il s'agissait
de retirer les peaux de la cuve où elles étaient mises à tremper et de les
suspendre sous le séchoir.
Au cours de la fête, plus païenne, qui suivait le Pardon (le Adpardon, en général le lendemain), la bannière devenait une simple perche de bois que l'on pouvait alléger au fur et à mesure du "concours" en la coupant en son haut bout ou au contraire alourdir en lui enfonçant des coins de fer, ou encore en y accrochant des sacs.
Aujourd'hui ce jeu est devenu l'une des disciplines phares des "Sports Athlétiques Bretons", codifiés par la Fédération Nationale des Sports Athlétiques Bretons (FNSAB) : il se pratique avec une perche métallique et un curseur.
Le Lancer de la Botte de paille - Ar Voutelenn
Par La Jaupitre le 4 juin 2007, - L' offre de location de jeux
Le breton est un homme de défi.
C'est pourquoi ce jeu, comme bien d'autres, tire son origine du défi que se
lançaient les paysans au cours des durs travaux de la moisson. C'est évidemment
un geste de travail qui se pratiquaient lorsqu'on chargeait une charrette ou
lorsqu'on construisait les meules. Ici la botte fait donc l'objet d'un lancer
en hauteur.
Aujourd'hui ce jeu est devenu l'une des disciplines phares des "Sports Athlétiques Bretons", codifiés par la Fédération Nationale des Sports Athlétiques Bretons (FNSAB).