Dans la salle des thèses du bâtiment de la Présidence de l'Université Rennes 2 - Haute Bretagne (UEB), Aurélie EPRON a présenté au jury, et devant un public nombreux venu l'entendre et la soutenir, le fruit de son travail de recherche, long de 5 années, et commencé par un mémoire de maîtrise en 2001 puis un DEA en 2003.
Le fondement de son questionnement est l'invention des traditions. Celle-ci, dans un mouvement de création permanente d'une continuité entre le passé et l'avenir, produit des discours, des représentations, des rites, une symbolique qui, au sein d'une communauté nationale particulière, construit une "ethnicité sportive".
A partir de ce postulat s'appliquant plus particulièrement dans ce travail à la période 1870-1914 qui est celle, précisément, du début de l'invention des traditions, Aurélie EPRON, sur la base d'une énorme documentation rassemblée, étudiée et analysée, apporte une contribution essentielle, d'une part à l'étude du passage des jeux aux sports en Bretagne, d'autre part à celle de l'invention culturelle d'une région : la Bretagne.