La Jaupitre - Jeux Traditionnels de Bretagne

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L' offre de location de jeux

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5 juin 2007

Les palets sur table

Les palets sur tableIl faut rendre à César ce qui est à César et préciser donc que ce jeu n'est pas d'origine bretonne. En effet, il est connu sous le nom de "billard hollandais" et on le trouve un peu partout. Il est cependant bien présent en Bretagne et on peut penser que, à l'instar d'autres jeux devenus traditionnels en Bretagne, comme les dominos ou certains jeux de cartes tels "La vache" ou "L'aluette", il a été apporté par les échanges maritimes et par le biais des marins, notamment au cours des voyages vers les ports du Nord et de Flandres. Etant chauvins et volontiers frondeurs, nous avons donné un nom à résonance gallèse à ce jeu en l'appelant "Les palets sur table" ou encore "Les palets à glisser".

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Le Pitao

PitaoQui peut dire l'origine de ce jeu qui pourrait être un des nombreux dérivés du jeu de palets, à moins qu'il n'en soit au contraire l'origine? En tout cas, il est attesté de longue date dans une grande partie de la Bretagne, basse et haute (et ailleurs...!). Plus connu sous l'appellation de "galoche" en Basse-Bretagne, il est aujourd'hui beaucoup pratiqué autour de Pont-l'Abbé, en pays bigouden. C'est la version du pays gallo que nous donnons ici. Elle est très antérieure au palet sur planche et tous les témoignages que nous recueillons confirment que ce jeu était très pratiqué, aussi bien par les enfants que par les adultes. Il en existe plusieurs versions aux règles différentes, fondées cependant toujours sur le même principe : nous avons choisi une formule proche du palet, permettant de jouer une partie.

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Le boul-tenn

Boul-tennCe jeu, dont l'appellation bretonne peut se traduire par "Chasse Boule", est un des nombreux dérivés des jeux de boules traditionnels, probablement mis au point par les joueurs pour développer leur adresse à "la poque", c-à-d au tir pour chasser une boule en cours de partie. Il est néanmoins devenu un jeu à part entière et fait l'objet de concours. Il est encore pratiqué dans la région de Quimper.

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La Boule pendante

Boule pendanteContrairement à ce qu'on pourrait imaginer en voyant l'installation de ce jeu, il ne tire pas son origine de l'ancienne coutume de la pendaison, mais plutôt, semble-t-il, d'une imitation (pâle) des jeux de chevalerie, et particulièrement de la quintaine, cet exercice auquel s'adonnaient les chevaliers pour s'entraîner au tournoi: Il s'agissait de s'élancer, à cheval, lance en avant, contre un mannequin pivotant figurant un adversaire. Si la lance touchait au bon endroit, le coup était bon mais si le coup était raté, le mannequin tournait sur lui-même et assénait un coup de massue au chevalier.

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Le Patigo ou trou du chat

Trou de chatL'origine de ce jeu est facile à deviner : le nom qu'il porte fait allusion à ces "trous du chat" qu'on trouve au bas des portes pour les allers et venus nocturnes des matous. De là l'idée facétieuse d'y faire passer une boule, il n'y avait qu'..."une patte"! Ce jeu se pratiquait, à l'origine, en utilisant les rigoles naturelles constituées par les fossés au bord des champs ou des chemins : c'était le patigo. La version que nous proposons ici est un "aménagement" du jeu.

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La Boule Gallèse

La Boule GallèseCe jeu n'a pas d'origine car il s'agit d'une création! En effet, désireux de montrer que la tradition est quelque chose de vivant, de créatif, capable de produire de nouveaux objets, comme l'artisan qui utilise le savoir-faire traditionnel lorsqu'il fait de l'ouvrage neuf, nous avons conçu ce nouveau jeu en le basant intégralement sur des éléments traditionnels: matériel, règles, finalité, esprit. Comme toute création, la boule gallèse a fait l'objet d'un dépôt de brevet auprès de l'INPI.

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La Tinette

L'informateur qui nous a parlé la première fois de ce jeu est, une fois n'est pas coutume, une informatrice (!) qui l'a pratiqué dans la cour de l'école, dans les années cinquante, à Landerneau. Ce jeu semble bien être cousin du base-ball et de la thèque. On dit aussi qu'il pourrait être une parodie de l'attaque des châteaux-forts du Moyen-âge! En pays gallo où il est bien connu, il porte différents noms : Gobette et Pipi; Siperli; Pireliri; Pirlipipi; Pilaouët... Des témoignages recueillis nous déduisons qu'il se pratiquait beaucoup en Ille-et-Vilaine, mais il est également attesté dans les Côtes-d'Armor, en Morbihan, dans les Pyrénées sous le nom de Sautarel, en Picardie et en Flandres et... jusqu'au Danemark!

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4 juin 2007

Le lever de l’essieu de charrette ou An ahel karr

Lever Essieu3 Encore un "exercice" de force pure qui tire son origine des défis que se lançaient les paysans venus au bourg faire faire un travail par le charron et qui devaient faire la queue. Car le charron était très sollicité et il y avait du monde à la forge…Quoi de plus simple que de se défier : à qui soulèverait la plus lourde enclume, à qui lèverait le plus possible l’essieu le plus lourd, etc…. Du « divertissement » au «geste sportif », il y a eu un long cheminement qui a conduit à voir apparaître cette « pratique » parmi celles introduites dans la fête plus païenne qui suivait le Pardon (le Adpardon, en général le lendemain du Pardon), et au cours de laquelle on renouait avec les défis anciens, sous une forme plus normée et plus « clochemerlesque ». Dans le Trégor existe une modalité particulière : « an ahel karr giz Bro Dreger ». Le lever ne se fait pas à deux bras mais avec un seul : une technique très spéciale qui demande, en plus de la force pure, l’équilibre d’une prise et d’un « jeté » spécifiques. Reste-t-il encore des connaisseurs de cette technique, il faudrait s’en assurer… Aujourd'hui ce jeu est devenu l'une des disciplines spectaculaires des "Sports Athlétiques Bretons", codifiés par la Fédération Nationale des Sports Athlétiques Bretons (FNSAB). Dans ce cadre, il se pratique avec un essieu de 46,5 à 47,5 Kg qu’il faut lever le plus grand nombre de fois possible dans le temps maximum de 3 minutes.


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Le Bouc

Le boucVoici l'un des nombreux jeux de pâtous (càd jeunes gardiens/gardiennes de troupeau) qui ont disparus avec cette "catégorie socio-professionnelle". L'intitulé dit assez qu'il est directement inspiré de l'activité qui était l'occupation principale de ces jeunes à une certaine époque. Nous en avons recueilli deux témoignages, géographiquement assez éloignés puisque l'un provient du "Pays de Redon" (marais) tandis que l'autre se situe dans le "Pays de Montauban-de- Bretagne" (Nord de Rennes).

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Les quilles de Muël

La quille de MuëlCe jeu a été "découvert" à Muël (I-&-V) où il se pratique à la fête communale annuelle. Son extrême originalité, par rapport aux autres jeux de quilles, réside dans la forme des "boules" qui ne sont pas rondes mais ovales et ressemblent plutôt à des têtes de maillet. Cette forme de boule (que l'on retrouve dans les Quilles de Marsac) est, à notre connaissance, unique au monde !

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Le Birinic

Le birinicCe jeu est un jeu de quilles en modèle réduit. C'est aussi un ancêtre du "flipper" puisqu'il était destiné à se placer à l'extrêmité du comptoir, dans les cafés, afin de jouer le coup à boire ! On en trouvait essentiellement dans le Finistère, où, d'après quelques témoignages, on peut encore en voir. Il faut souligner que ce jeu existe aussi en pays flamand et qu'il est également connu en version "géante" : on peut en voir sur des photos anciennes, prises en région parisienne au début du siècle.

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Le Tire à la corde ou chech fun

Tire à la cordeBeaucoup de jeux traditionnels ont une origine rurale. En voici un qui semble bien correspondre à une activité de bord de mer : il est pourtant attesté loin à l'intérieur des terres ! Très pratiqué dans ce pays de défis qu'est la Bretagne, il permettait à chaque communauté (village, paroisse, pays, classe d'âge...) de défendre âprement ses "couleurs", sa bannière. Il était le point d'orgue des grands rassemblements villageois, notamment à la fin des moissons. Mais, comme beaucoup de jeux traditionnels, le tire à la corde est universel. Les Suisses sont de grands champions de cette discipline : elle y est enseignée dans les établissements scolaires !

Nous proposons l'orthographe "tire" pour ce jeu afin de le différencier du "tir" avec une arme (fusil, pistolet, arc...). En effet, il s'agit du geste de "tirer" avec ses bras sur un accessoire et non celui de propulser un objet par un moyen mécanique: cette différence fondamentale nous paraît mériter une distinction.

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Le Court-bâton ou Bazh-yod

On prétend que les bretons avaient une prédilection pour les jeux de bâton. Ce jeu-ci, qui se retrouve sous diverses formes en Bretagne, tire probablement son origine de la corvée de préparation de la bouillie qui nécessitait l'utilisation de ces "baz-yod" ou "bâton à bouillie". En Haute-Bretagne, il s'agissait des bâtons servant au transport des sacs de blé. La manie de se défier pour mesurer sa force a fait le reste...!

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Le Monte-Boule

Le monte bouleIl existe très peu de références historiques concernant l'origine de ce jeu (du moins à notre connaissance, modeste...). Il aurait pu être inventé avec l'usage des grandes charrettes à foin qui, lorsqu'elles n'étaient plus attelées au cheval, pouvaient se trouver dans cette position qui offre une pente à 45°…: pure supposition. Il semble avoir été pratiqué en Ille-et-Vilaine et Morbihan.

Sa conception fait penser à un jeu apparu assez récemment, avec la tendance de "l’après-guerre" à "récupérer" des jeux anciens pour en faire des "jeux de kermesse". C'est du moins dans ce type de manifestation qu'on en trouve encore le témoignage : Telhouët en Paimpont, Saint-Colombier en Morbihan.

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Les quilles de Marsac

Quille de MarsacCe jeu nous a été signalé par M. Claude Barbier, de Marsac/Don (canton de Guémené-Penfao). Il s'est rejoué récemment dans cette localité où les anciens se souvenaient avoir joué dans les temps jadis (époque indéterminée...!).

La similitude du jeu et de certaines de ses règles avec les Quilles de Muël est frappante. On retrouve aussi des principes de jeu similaires dans le jeu de quilles de Pomeleuc (région de Josselin).

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Les Berdinguettes

Les BerdinguettesL'origine de ce jeu est une pure supposition : il semblerait qu'il ait été pratiqué par les "pâtoux", ces enfants chargés de garder les troupeaux dans le pays gallo et qu'il résulte de deux gestes de travail qu'ils devaient maîtriser : l'un était la traversée des haies qui bordaient chaque parcelle; l'autre, l'approche "en catimini", silencieuse et discrète, des animaux.

Les berdinguettes désignent en gallo les clochettes. Il faut souligner que ce jeu s'est retrouvé, en version éminemment moderne, dans le jeu télévisé "Fort-Boyard" : il s'agit de l'épreuve des rayons lumineux que le joueur doit franchir sans que ceux-ci sonnent. Comme quoi les jeux traditionnels ne sont pas si ringards!

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Les quilles de Trédias

Trédias est un petit bourg proche de Broons, en Côtes-d'Armor. C'est auprès du fabricant de ce jeu, ancien menuisier à la retraite, que nous avons recueilli les règles et le matériel de ce jeu. Ce jeu est encore pratiqué dans tous les alentours, à l'occasion du repas de famille ou de réunions privées. Cependant, un "ancien" nous a confié que sa pratique était en perte de vitesse, alors qu'il y a encore une cinquantaine d'années, il se jouait "comme le palet en Ille-et-Vilaine".

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Le Lancer du fer à cheval

Ce jeu est universel et chacun sait que Lucky Luke et son cheval Jolly Jumper y jouent régulièrement. C'est en effet, par définition, un jeu de cow-boys très prisé dans l'Ouest américain. Le jeu est d'ailleurs mentionné dans l'œuvre célèbre de Steinbeck "Des souris et des hommes". On le voit également pratiqué dans le film de Robert Redford "Et au milieu coule une rivière…". Mais le jeu était aussi connu chez nous et on comprend pourquoi puisqu'il utilise des vieux fers à chevaux ou à mulets (pour les enfants).

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Le Lever de la perche - Gwernian ar berchenn

Lever de PercheCet "exercice" de force pure tire son origine du lever de la grande bannière paroissiale par leur porteur au départ de la procession du Pardon ou du salut résultant de la rencontre de deux bannières. C'était aussi le geste de travail des tanneurs lorsqu'il s'agissait de retirer les peaux de la cuve où elles étaient mises à tremper et de les suspendre sous le séchoir.

Au cours de la fête, plus païenne, qui suivait le Pardon (le Adpardon, en général le lendemain), la bannière devenait une simple perche de bois que l'on pouvait alléger au fur et à mesure du "concours" en la coupant en son haut bout ou au contraire alourdir en lui enfonçant des coins de fer, ou encore en y accrochant des sacs.

Aujourd'hui ce jeu est devenu l'une des disciplines phares des "Sports Athlétiques Bretons", codifiés par la Fédération Nationale des Sports Athlétiques Bretons (FNSAB) : il se pratique avec une perche métallique et un curseur.

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Le Lancer de la Botte de paille - Ar Voutelenn

Lancer de Botte de PailleLe breton est un homme de défi. C'est pourquoi ce jeu, comme bien d'autres, tire son origine du défi que se lançaient les paysans au cours des durs travaux de la moisson. C'est évidemment un geste de travail qui se pratiquaient lorsqu'on chargeait une charrette ou lorsqu'on construisait les meules. Ici la botte fait donc l'objet d'un lancer en hauteur.

Aujourd'hui ce jeu est devenu l'une des disciplines phares des "Sports Athlétiques Bretons", codifiés par la Fédération Nationale des Sports Athlétiques Bretons (FNSAB).

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